Pour une agriculture au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique

19 novembre 2014
Emile N. Houngbo
Agroéconomiste, enseignant-Chercheur à l’Université d’agriculture de Kétou


La sécurité alimentaire est au cœur du développement. Elle permet de forger les ressources humaines indispensables au développement. Le développement du capital humain constitue à la fois un outil essentiel pour assurer une croissance économique soutenue et lutter contre la pauvreté. En effet, la sécurité alimentaire et la croissance économique interagissent dans un processus qui se renforce mutuellement au cours du développement. D’où l’intérêt de l’objectif 1 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui est « d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim » à l’horizon 2015. Au-delà de considérations humaines fondamentales, la malnutrition pénalise lourdement les capacités des individus, l’énergie qu’ils peuvent consacrer à l’activité, et par conséquent la croissance économique. La sécurité alimentaire est de ce fait primordiale pour toutes les nations.

Sous-alimentation et malnutrition dans le monde

Malheureusement, de nombreux pays dans le monde en développement, notamment en Afrique et en Asie du Sud, n'ont pas réussi à réaliser l’exploit de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. On estime qu’environ 870 millions de personnes ont été sous-alimentées pendant la période 2010–2012, soit 12,5 % de la population mondiale, ou encore une personne sur 8. L’écrasante majorité d’entre elles – 852 millions de personnes – vivent dans des pays en développement, où on estime maintenant que 14,9 pour cent de la population sont touchés par la sous-alimentation. 234 millions de ces personnes sous-alimentées se trouvent en Afrique subsaharienne (FAO-FIDA & PMA, 2012)(1) . La malnutrition est ainsi fortement concentrée dans deux grandes zones du monde : l’Asie et l’Afrique subsaharienne.

Situation paradoxale pour l’Afrique

L’Afrique continue d’afficher la mauvaise image de sous-alimentation, alors qu’elle reste le continent où la proportion de la population active s’adonnant à l’agriculture demeure des plus élevées au monde. C’est aussi le continent qui dispose d’énormes potentialités agricoles pour nourrir ses populations. En effet, l’Afrique est, avec l’Amérique latine, le continent qui dispose de la plus grande surface de terres arables non cultivées. Les terres cultivables (hors zones forestières) représenteraient trois fois la superficie des terres cultivées actuellement. Les zones soudaniennes en particulier, situées au nord et au sud du bassin du Congo, bénéficient de conditions souvent très favorables à l’agriculture, mais elles n’ont encore qu’une faible densité de population. Cela signifie qu’il existe de grandes marges de progrès de la productivité des terres agricoles. En dehors du bassin du Nil et des agro-systèmes méditerranéens, la faible mobilisation du potentiel hydrique est l’une des illustrations les plus évidentes de ce potentiel sous-exploité. À titre de comparaison, 6 % des terres agricoles africaines sont irriguées, contre 40 % en Asie. Cela pourrait justifier pourquoi l’Union africaine a fait de 2014 l’année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, année marquant le dixième anniversaire du lancement du programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) adopté à Maputo en 2003. Le PDDAA vise à relever la productivité agricole de 6 % par an et recommande aux Etats de porter leurs efforts budgétaires consacrés à l’agriculture à au moins 10 % de leur budget. Car l'augmentation de la production agricole est insuffisante pour sortir l'Afrique du sous-développement. La moyenne des rendements céréaliers y est de 1,23 tonne/ha, contre 2,48 en Amérique latine et 2,94 en Asie. Mais, il convient de préciser que l’efficacité de ces 10 % de budget exigé n’est pas évidente. Elle dépendra beaucoup des formes d’affectation de ces ressources ; les spéculations ciblées notamment.

Au regard de ce qui précède, on note clairement que l’Afrique représente l’espace de grandes potentialités agricoles encore inexploitées dans le monde et reste dans le même temps le continent qui n’arrive pas à nourrir ses populations.

Sources du paradoxe

La raison principale de cette situation malheureuse pour l’Afrique se trouve à notre avis dans les mauvais choix de politique agricole. Ceux-ci entravent la situation alimentaire du continent et le positionne très mal sur le marché international. L’Afrique a plus tendance à s’investir dans la production des spéculations qu’elle ne consomme pas, au détriment de celles qui doivent garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’intensification des échanges intra-régionaux. L’Afrique s’est lancée en priorité dans des cultures où elle ne bénéficie pas d’avantage comparatif (le coton notamment) et néglige les spéculations fortement adaptées à ses conditions agro-écologiques et bien intégrées dans les habitudes alimentaires des populations. L’exemple le plus frappant aujourd’hui est celui du coton qui se positionne comme le produit d’exportation phare de l’Afrique. Pourtant, plusieurs indicateurs révèlent que la production cotonnière se fait très mal en Afrique. La culture du coton conduit à une dégradation de plus en plus marquée de l’environnement (baisse drastique de la fertilité des sols, utilisation de pesticides chimiques non recommandées, intoxication alimentaires, …). C’est en Afrique que le rendement de coton est le plus bas dans le monde. Ce rendement avoisine les 1.200 kg/ha en Afrique, contre 1.750 en Asie centrale et 3.500 en Chine. L’Afrique ne se trouve ni parmi les 3 premiers producteurs de coton au monde que sont la Chine (24 %), les USA (19%) et l’Inde (14 %) ; ni dans les 3 principaux consommateurs de coton que sont la Chine (33 %), l’Inde (14 %) et le Pakistan (10 %). En revanche, elle se trouve être le 2e exportateur de coton au monde, avec 12 %, derrière les USA (40 %). Ces chiffres montrent bien combien l’Afrique s’est engagée dans un secteur où elle ne bénéficie pas d’avantage comparatif du fait qu’il s’agit d’une spéculation faiblement consommée par le marché intérieur qui la rend donc dépendante de l’extérieur, alors même qu’elle est désavantagée par la faible productivité et la faible part de marché. L’Afrique consomme seulement 1 % de la production mondiale de coton.

Toutefois, il faut noter que ce n’est pas de façon systématique que le coton pénalise l’Afrique. La mauvaise gestion de la filière, marquée par une affectation trop importante et disproportionnée des ressources productives vers la filière et la très faible diversification des produits d’exportation sont les facteurs qui aggravent la situation. Dans cette dynamique, les cultures vivrières sont délaissées au profit des cultures de rente (telles que le coton) qui ne garantissent pas une marge de compétitivité intéressante pour l’Afrique.

Quelques propositions pour améliorer la situation

Les options politiques à prendre désormais en Afrique en matière d’agriculture devront être à la hauteur des réalités socioéconomiques vécues sur le continent ; réalités d’ailleurs reconnues à travers le monde : sous-alimentation, malnutrition, pauvreté (à dominance rurale). Elles devront aussi prendre en compte la réalité agro-économique du continent. Celle-ci peut être présentée en trois axes importants.

Le premier axe est relatif aux spéculations alimentaires, à fort potentiel d’échange intra-régional et d’exportation sur le marché international. C’est le cas du riz et de la banane plantain. Ces spéculations devraient être un moteur inéluctable de promotion agricole de l’Afrique du fait qu’elles sont prédisposées à relever les trois défis socioéconomiques énumérés ci-dessus. Le cas du riz par exemple est nettement observable au regard de la crise alimentaire qui a frappé le monde entier en 2007/2008 ; crise causée entre autres par l’essoufflement de l’offre d’exportation mondiale du riz. En effet, plus de 80 % de la production exportable de riz est concentrée dans seulement cinq pays du monde, à savoir la Thaïlande (31 %), le Vietnam (16 %), l’Inde (15 %), les Etats-Unis d’Amérique (13 %) et le Pakistan (8%). L’Afrique représente la principale zone déficitaire du monde, avec 35% du déficit mondial. Elle constitue de ce fait une destination d’exportation de riz pour presque tous les pays exportateurs, la Thaïlande en tête, suivie du Vietnam, de l’Inde et du Pakistan. Du fait que l’Afrique ne couvre que 60 % de ses besoins en riz par sa production, cette céréale constitue une spéculation à fort potentiel pour la sortir de la sous-alimentation et même de la pauvreté, parce les échanges intra-régionaux qu’elle induira seront très avantageux pendant que l’exportation internationale sera aussi possible. Ce sera probablement le cas aussi de la banane plantain.

Le deuxième axe est relatif aux spéculations agricoles bien adaptées aux conditions écologiques africaines, des spéculations qui pullulent, avec des quantités énormes perdues chaque année. Celles-ci demandent très peu d’effort physique et en intrants pour leur production. Ces spéculations qui ont un fort potentiel alimentaire et dégagent des excédents transformables et exportables, sont largement sous-valorisées pour le moment. Elles regorgent donc de valeurs ajoutées exploitables pour la croissance économique et la création de l’emploi. C’est le cas de la tomate, de la mangue, de l’orange et dans une moindre mesure de l’oignon.

Le troisième axe est relatif aux spéculations pour lesquelles l’Afrique obtient déjà des rendements intéressants, sans gros effort, avec un potentiel d’amélioration. Ces spéculations garantissent une position plus ou moins confortable à l’Afrique sur le marché mondial. C’est le cas des racines et tubercules en général et du manioc, et dans une moindre mesure de l’igname, en particulier.

En guise de conclusion

L’agriculture africaine peut relever les défis alimentaire, nutritionnel et financier de l’Afrique. Elle demeure un réservoir de productivité non seulement pour elle-même, mais aussi pour le monde entier du fait que son poids relatif y est plus important que dans les autres continents : elle représente environ 30 % du PIB, 70 % de la population active, et 40 % des exportations de l'Afrique, contre respectivement 10, 29 et 30 % en Amérique latine et 25, 72 et 18 % en Asie. Mais, cela dépendra de l’efficacité des politiques agricoles qui y seront mises en place et de l’accompagnement dont le continent bénéficiera des autres continents.

(1) FAO-FIDA & PMA (2012) : L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde. La croissance économique est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante pour accélérer la réduction de la faim et de la malnutrition, Résumé, Rome : FAO, 4 p.

 


7 commentaire(s)
Une tribune postée par un enseignant-chercheur africain nous réchauffe le cœur. Quelques remarques plutôt destinées à faire avancer le débat: 1) il me parait contreproductif de parler de l'Afrique comme un ensemble, sans du reste préciser que vous parlez surtout de l'Afrique subsaharienne (riz et plantain..) 2) oui, le riz a un potentiel énorme, mais nous sommes davantage en face d'un problème de barrières douanières ou autres... Pour l'Afrique de l'ouest, la création d'un marché commun régional semblerait se heurter d'abord au cartel des importateurs presque toujours proche des dirigeants des pays et donc à une absence de volonté politique. Le potentiel est là, mais les organisations agricoles devront s'unir pour faire avancer le débat. 3) non, le coton africain (au moins en Afrique soudanienne) n'est pas une aberration, même si la nécessaire entrée de nouveaux acteurs a souvent désorganisé des filières intégrées performantes : il fait vivre des millions de petits agriculteurs. N'oublions pas que le coton rentre dans une rotation avec du vivrier et a des coproduits très demandés (huile, tourteaux...) Merci de cette intéressante contribution.
Ecrit le 20 novembre 2014 par : Michel de Verdière michelcolindeverdiere@grdr.org 2915

Bonjour La situation alimentaire et nutritionnelle en Afrique est catastrophique. En RD Congo, par exemple, il est inconcevable qu'avec une superficie de 2.354.000 km 2, 80.000.000 ha de terres arables, 9 mois de saison de pluie et 3 mois de saison sèche, une hydrographie à notre portée, le pays puisse sombrer dans une malnutrition sans précédent. Pas de politique agricole pour le pays, nous sommes victimes de cette situation. Pendant que l'ONU a décrété cette année, une Année Internationale de l'Agriculture Familiale, le gouvernement congolais lance un vaste projet de Parc Agro-industriel en y injectant beaucoup d'argent. A suivre IR hubert NDOLO
Ecrit le 20 novembre 2014 par : Hubert NDOLO hkndolo@gmail.com 2916

Belle analyse de la situation de l'agriculture en Afrique subsaharienne. 1. Coton Même si je suis pour qu'un pays comme le Bénin hyperdépendant du coton arrête d'investir autant dans une spéculation dont la rentabilité est faible, il me plait aussi de faire remarquer que les revenus tirés de cette culture ne vont pas aux producteurs qui végètent dans la misère, mais aux industriels qui font des bénéfices records. Cela ne contribue pas à sortir les producteurs d'un système de dépendance et de survie dans le quel ils sont confinés. 2. Type d'agriculture Vous n'avez pas abordé le thème du type d'agriculture qui doit être mis en oeuvre pour renverser ce paradoxe. En effet, aujourd'hui, on peut dire que la révolution verte telle que promue il y a 40 ans a échoué en Afrique mais a marché en Asie. Cependant, à quel prix??? L'utilisation massive et sans contrôle de pesticides avec apparition de résistances donc augmentation des doses. Je crois pour ma part en une agriculture raisonnée à mi chemin de l'intensive et de l'agro écologie dans laquelle ces intrants qui sont souvent très peu maîtrisés par les producteurs (étiquettes en langues étrangères, pas de formation sur la sécurité d'utilisation, sur les délais d'attente,...) doivent faire l'objet d'une utilisation rationnelle afin d'éviter que le peu de "nature" pure qu'il reste soit polluée. Nous aurons du mal dans 40 ans au moment ou les 2,5 milliards d'habitants en Afrique auront des besoins alimentaires très importants à faire face. 3. Pertes post récoltes Elles sont encore trop importantes en Afrique et il faut que les axes de recherches soient concentrées sur cela; car ces productions existent déjà. il s'agit juste de les récupérer à contrario des nouvelles spéculations à entrer. Encore merci pour l'article
Ecrit le 20 novembre 2014 par : lionel Gbaguidi lionel.gbaguidi@gmail.com 2917

L'analyse présentée est intéressante néanmoins la présentation très négative des investissements dans les cultures de rente est caricaturale, spécialement dans le cas du coton. L'expérience du Burkina-Faso démontre le contraire de qui est écrit. Effet, la culture du coton apporte un bénéfice considérable en terme de rendement aux céréales et légumineuse cultivée en rotation car la fertilisation du coton a un effet rémanent. Les bénéfices pécuniaires peuvent par ailleurs être investis dans les intrants pour les cultures suivantes. La culture de coton a aussi favorisé la création d'organisations paysannes efficaces et resposnables. Par ailleurs, le coton n'est pas seulement un fibre que l'on exporte mais aussi, en broyant les graines, une source d'huile pour l'alimentation locale et de tourteau pour les animaux. C'est aussi une source de combustible car la plante est ligneuse. Tous ces éléments doivent être pris en compte dans le bilan financier et humain de cette culture. JL Prioul, Professeur honoraire d'Agrophysiologie, responsable de programme agricole de l'association Orsay-Dogondoutchi (Niger), www.doutchiorsay.fr
Ecrit le 21 novembre 2014 par : Jean-Louis Prioul jean-louis.prioul@u-psud.fr 2918

bonsoir, l'Afrique ayant la culture de l'industrie verte appelée généralement l'Agriculture, a depuis longtemps compris que c'est cette activité qu'elle peut s'exprimer économiquement sur tous les marchés. A partir cet instant, l'Afrique doit initier des concepts culturales et de la diversification agricole pour produire en qualité et en quantité à chaque saison afin alimenter suffisamment les marchés locaux et régionaux. mais produire, est un facteur d'investissement qui est conditionné par l'existence d'un financement. il faut donc que les Etats africains mettent en place des politiques budgétaires importantes pour le développement de notre Agriculture qui constitue le maillon essentiel de notre développement économique, de création d'emplois permanents et saisonniers, nutrition et d'équilibre social. car sans nourriture il n'y a pas de vie. Donc par l'Agriculture l'Afrique peut se efficacement lutter contre les différents de la famine et constituer des économies fortes comme la Côte d'Ivoire dans les années 70.
Ecrit le 24 novembre 2014 par : Loba Bloh lobabloh@yahoo.fr 2919

Bonjour,
Ne faisons pas mentir le dicton : "Se souvenir du passé, c'est inventer".
L'Agro-Écologie a été utilisée traditionnellement par les paysans d'Afrique depuis des centaines d'années. C'est l'ASSOCIATION CULTURALE MULTIÉTAGÉE (herbacées -arbustive & arborée avec haie et parc arboré) qui produit des Services Éco Systémiques gratuits. Ceux-ci permettent de supprimer les biocides et de réduire drastiquement les engrais chimiques de synthèse si on dispose de suffisamment de résidu de récolte compostés+BRF... Ils assurent la suppression de l'érosion et une forte économie en eau. Donc cela rend inutile les OGM. Les rendements sont supérieurs de 10 à 300% selon les conditions agro-climato-pédologiques sans compter les arbustes/arbres d'après de nombreux essais. Les Chinois, qui ont encore de grandes surfaces en cultures associées, commencent à les introduire dans les périmètres irrigués!!!!!!! Outre les bénéfices supérieurs à ceux des cultures pures cela permet de maintenir au pays les jeunes et de réduire l'exode rurale vers les bidons villes ou l'Europe!!!!
J'ai étudié la typologie de ces systèmes du Cameroun au Sénégal

4 SYSTEMES CULTURAUX :
1) Système de destruction massive : intensification monoculturale
Rotation continue sous labour avec intrants de synthèse et semences ultra sélectionnées dont les OGM et mécanisation intensive avec éradication des arbres/haies.
                                                   (Révolution verte).
2) Système de conservation : SCI & SCV:
a- SCI ou cultures intercalaires +ligne d’arbres mono-spécifique ou haie ; en non ou minimum travail du sol. Réduction des matériels agricoles dans le SCv, mais conservation dans le SCI (Agroforesterie) Utilisation d’OGM (Dupraz, IRD, Canadiens, Griffon, de Ravignan, Dufumier,…)
b- SCV (Agroécologie) ou semis direct avec une mécanisation légère, avec intrants de synthèse mais avec quelques Services Eco-Systémiques (SES) gratuits ; dont les OGM seraient pour Sarthou le fer de lance. Sans arbre (Sarthou, Affholder, CIRAD,…)
                                                 (Révolution doublement verte)
3) Système de maximisation : SCV & association culturale traditionnelle innovante
a-- SCV (Semis direct dans un couvert végétal vivant ou mort) au Brésil avec l'intégration "agriculture/élevage/forêt". Introduction de cultures associées (céréales-légumineuses…) qui alternent avec des bandes de forêt vierge ou des lignes d’arbres de la forêt (bois précieux) afin de préserver la forêt ( ?!). Sans OGM. Ce système SCv enrichi utilise de façon optimale les Services Eco-Systémiques (SES) GRATUITS (Séguy, Bouzinac, Husson, Michelon, Charpentier….).
b- - Cultures multiétagées associées traditionnelles & innovantes : insérées dans des haies ou parc arboré avec fumure organique dominante (+phosphatage, chaulage, oligoéléments...) +élevage+pisciculture fournissent et utilisent les nombreux Services Eco-Systémiques GRATUITS (Baldy, Dupriez, de Lheener, GRET, Malézieux, Valet, Ozier-Lafontaine…).
                                                 (Révolution triplement verte).
4) Système bio de maximisation  & de préservation globale  : Monoculture non intensifiée, SCv, SCI & Association culturales multiétagées & permaculture.
Intrants biologiques ; lutte biologique ; favorise les SES gratuits ; grattage; désherbage mécanique ou thermique ; allongement des rotations ; désherbage manuel (Séguy, Gautronneau, Soltner, The Permaculture Association (Britain), B. Mollison & D. Holmgren, Valet, Ozier-Lafontaine,…………..).
                                                 (Révolution quadruplement verte).

Sur l'agroécologie avec l'élevage et la permaculture:
Sustainable Agriculture Reviews 14 Agroecology and Global Change
Series: Sustainable Agriculture Reviews, Vol. 14
Ozier-Lafontaine, Harry, Lesueur-Jannoyer, Magalie (Eds.) 2014, XIV, 511 p. 181 illus.
http://www.springer.com/life+sciences/agriculture/book/978-3-319-06015-6
Ecrit le 18 janvier 2015 par : Serge Valet valet.serge2@wanadoo.fr 2920

Bonjour M. Serge Valet,
J'ai lu avec grand intérêt votre commentaire. Mais, je n'arrive pas à situer la déclaration à laquelle vous réagissez. Votre réaction va-t-elle à l'endroit de l'article publié ci-dessus ou aux commentaires qui ont suivi ? Veuillez m'éclairer. Emile N. Houngbo
Ecrit le 19 janvier 2015 par : Emile N. Houngbo enomh2@yahoo.fr 2921

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